L’Afrique en plein cœur

L’Afrique en plein cœur

  • 22/MN/2022
  • Santé & solidarité
  • Bagnols-sur-Cèze
Rencontre à Bagnols de deux associations : Peuple solidaire et Women of Africa

Bagnols est le siège de l’association Peuple solidaire.

Située à l'étage d'une maison du centre-ville, à l’angle de la place Auguste Mallet, cette association fête cette année ses 35 ans d’existence ! Rattachée à l’ONG Action Aid, mais résolument bagnolaise, Peuple solidaire est née de la motivation d’aider le village de Boala, au Burkina Faso, suite à une discussion entre des bagnolais et un natif Burkinabé.

C’est donc à Bagnols que nous nous sommes rencontrés avec Christine Dshishungu, jeune congolaise venue étudier en France et engagée dans l’association comme salariée à mi-temps et Bernard Ribière, membre très actif de Women of Africa (WOA). J'ai souhaité créer du lien entre ces deux associations dont la zone d’engagement et les actions se rejoignent.



Dénombrant 30 adhérents et 15 bénévoles, Peuple solidaire est en mesure de mettre sur pied et lancer des projets à Boala. Comme cette ville de 30 000 habitants est située aux frontières du désert, au nord-est du Burkina, les problématiques dont traite l’association tournent essentiellement autour de la gestion de l’eau et de l’agriculture. Mais des projets sont également formés pour soutenir par exemple l’éducation.

De son côté, WOA se voue à l’autonomisation des femmes en Afrique de l’Ouest, en formant les volontaires dans des programmes d’innovation et de développement durable. WOA est surtout gérée depuis les pays concernés, et une grande importance est accordée à ce que les femmes soient actrices de leurs projets, et non dépendantes des fonds récoltés en Europe.

Tandis que WOA trouve des financements exclusivement privés, Peuple solidaire est habituellement financée par la commune, le département et l’événement annuel de “l’Afrique à Bagnols”. C’est pourquoi l’association Bagnolaise a connu une période creuse lors de la crise du Covid. L’organisation du festival et les habituels séjours à Boala ont été interrompus. Il faut dire qu’en plus de la crise sanitaire, la zone de Boala est classée comme “zone orange” concernant le risque terroriste.

Mais de nouveaux projets germent néanmoins, et c’est avec motivation que Christine dévoile le projet de lutte contre la précarité menstruelle à Boala. Au programme : faire appel à des acteurs et des matériaux locaux pour fournir Boala en produits d’hygiène 100% burkinabés. 


Un beau projet qui pourrait unir les deux associations, puisque WOA traite de la même question en ce moment, en cherchant à lancer au Burkina une usine de produits d’hygiène intime qui permettrait et d’affranchir l’Afrique de l’importation de protections étrangères - jetables et peu durables -, et dynamiser l’économie locale. Les régions du sud du Burkina Faso sont en effet connues pour leur production de coton, qui pourrait permettre d'envisager une production écologique et locale.

Le partenariat entre les deux associations se fera-t-il ? Le dialogue est initié en tout cas ! Merci à tous ces acteurs engagés au quotidien !