Les cowboys du Midi

Les cowboys du Midi

  • 16/MN/2022
  • Nature & animaux, Tourisme & patrimoine
  • Sernhac
Le vent, le sable, la passion à la manade Carreton

Taureaux noirs, chevaux blancs, danse commune : on ne se lasse pas du balai composé par les manadiers à l’occasion d’un tri.

A Fournès, dissimulée le long du Gardon, non loin du viaduc de l’autoroute, se trouve la secrète manade Carreton. Créée il y a quelques années par Jordan Carreton, jeune manadier de 29 ans, la manade regroupe une centaine de têtes, dont une soixantaine de taureaux. Originaire d’Arles, Jordan et sa conjointe ont récemment acquis 300 hectares de prairie à Port-Saint-Louis, ce qui va leur permettre d'accroître sensiblement leur activité ! La production de viande taurine est ce qui fait la différence entre une petite et une grande manade, et aussi entre la survie ou la prospérité d'une telle entreprise.

Durant la crise sanitaire, la manade a connu une période difficile. Sans les manifestations culturelles et le tourisme, qui font vivre de leur passion Jordan Carreton et les aficionados, les manades ont perdu l'essentiel de leurs revenus, et seule la possession du matériel nécessaire à l’alimentation des bêtes a pu sauver la jeune manade. 

Fort heureusement, l’entraide n’est pas rare dans le monde de la manade, et aux côtés de Jordan gravitent plusieurs passionnés, qui lui servent ponctuellement de guardians. Toute occasion est bonne de rejoindre à cheval la manade, pour ces hommes et femmes dont le cœur bat au rythme de la tradition et du martèlement des sabots. Rencontrés il y a à peine deux mois, et pourtant présents pour nous accueillir, les deux assistants de Jordan représentent bien la souplesse des échanges et de la fréquence de l’entraide entre manadiers. “On a ça dans le sang”, affirment les deux hommes, qui passeraient bien leur temps en selle, à la manade Carreton !

Blandine Arnaud